LITTÉRATIE DES FUTURS
La Littératie des Futurs est la compétence qui permet aux gens de mieux comprendre le rôle du futur dans ce qu’ils voient et font et par conséquent de fonctionner avec plus de liberté et d’habiletés à cet égard.
La littératie (alphabétisation) n’est plus définie uniquement comme la simple capacité de lire et d’écrire de manière décontextualisée. Son sens s’est élargi afin d’inclure les compétences requises pour des disciplines scolaires, des métiers et des professions spécifiques, la capacité de comprendre et de produire des textes numériques et non numériques qui combinent une gamme de modes d’expression, et les « compétences générales » nécessaires dans les milieux de travail contemporains, comme la collaboration, la communication, la créativité et la résolution de problèmes. On peut aussi l’utiliser afin de décrire l’acquisition de compétences en affaires, le numérique, l’innovation, et le.s futur.s.
Selon UNESCO (adapté) :
La Littératie des Futurs (Futures Literacy) est la compétence qui permet aux gens de mieux comprendre le rôle du futur dans ce qu’ils voient et font. Dans notre monde complexe, les défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés nécessitent des approches plus inclusives et plus agiles en matière de conception politique et de prise de décision. Ancrée dans la discipline de l’anticipation, la Littératie des Futurs peut améliorer notre capacité à façonner des politiques et des systèmes qui résistent aux chocs et créent une résilience à long terme. La Littératie des Futurs aide les gens à comprendre pourquoi et comment nous utilisons le futur pour préparer, planifier et interagir avec la complexité et la nouveauté de nos sociétés.
Comment cela aide ?
Grâce à une approche structurée, les organisations et les personnes découvrent les origines de ce qu’ils imaginent et peuvent ainsi se donner les moyens de diversifier leurs décisions et actions.
Qui peut tirer avantage de la Littératie des Futurs ?
Les gouvernements (fédéral et provincial) et les territoires (les régions, les cités, villes et villages) afin de mieux adapter leurs objectifs de développement et adopter des politiques qui soient ajustées aux contraintes et espoirs que représente le futur.
Les institutions d’éducation (universités, collèges et écoles) afin d’anticiper les changements et surtout afin d’intégrer la littératie des futurs dans leurs programmes, afin de non seulement mieux préparer les générations à bien comprendre et surtout bien influencer le futur, leur futur.
Les organisations de rassemblement par territoire/activité (syndicats, unions, associations, les chambres de commerce), et les organisations (à but lucratif ou non, à capital fermé ou ouvert).
Les personnes, à leur titre personnel ou d’actrices économiques, afin que toutes et tous s’approprient de leur capacité de comprendre et influencer le futur, et afin d’exercer leur « citoyenneté prospective » (devoir de citoyen.ne quant au futur) avec compétence et vigilance.
Conclusion
La littératie des futurs permet aux personnes, aux organisations gouvernementales, commerciales à but lucratif ou non et aux communautés de mieux comprendre le rôle du futur afin de mieux l’anticiper, de mieux s’adapter au changement et ultimement de créer un futur préféré. Elle favorise la résilience, l’innovation et l’équité dans un monde incertain. Elle aide les entreprises à innover, les gouvernements à élaborer des politiques adaptatives sinon avant-gardistes, les éducateurs à préparer les étudiants à des carrières inconnues et aux personnes à développer leur capacité de considérer des futurs alternatifs. Pour les régions et les localités, elle permet des réponses adaptées aux défis pressants, au développement durable et à la cocréation communautaire. Combinée à la mentalité de l’antifragilité, la littératie des futurs transforme l’incertitude en opportunité, garantissant que les systèmes s’adaptent, changent et prospèrent sous pression tout en bâtissant un futur meilleur.